Les fortes températures ont bouleversé les conditions normales de la pousse du maïs, y compris sur les parcelles irriguées. Les excès de chaleur ont provoqué le dessèchement plus ou moins marqué des feuilles. Localement, les situations sont très hétérogènes. Ainsi, aujourd’hui, avant d’ensiler son maïs, « la connaissance des potentiels des parcelles est primordiale », souligne Arvalis-Institut du végétal.

Il est nécessaire de procéder à un diagnostic qui « prend en compte le stade des plantes, le nombre de grains par m2, l’aspect de l’appareil végétatif et son potentiel d’évolution », indique l’Institut qui propose trois grilles d’aide à la décision pour ensiler son maïs en situation de stress hydrique.

La première concerne un maïs fourrage au stade grain laiteux.

© Arvalis

La deuxième, un maïs au stade lentille vitreuse au sommet des grains des couronnes  

© Arvalis

La troisième, un maïs au stade grain un tiers vitreux, un tiers pâteux, un tiers laiteux

© Arvalis

«Si toutes les feuilles sont sèches, il n’y a plus d’espoir que les plantes redémarrent» , précise Hugues Chauveau d’Arvalis. La parcelle peut d’ores et déjà être récoltée.»  Reste que dans certaines situations, les plantes n’excèdent pas 1 m de haut. «L’intérêt économique du passage de l’ensileuse est à considérer en fonction de l’état des stocks, souligne-t-il. Le fourrage même en l’absence d’épi peut avoir une valeur énergétique de 0,8 à 0,9 UFL/kg de matière sèche à condition d’être récolté tôt.»

M.-F. M.