Le torse est bombé et le sourire aux lèvres. La trentaine d’élèves de la classe de première « conduite et gestion de l’entreprise agricole » du campus des Sicaudières dans les Deux-Sèvres a remporté ce 27 février le prix du concours des notaires ruraux de l’Inere (Institut notarial de l’espace rural et de l’environnement) au Salon international de l’agriculture. Une récompense obtenue grâce à leur dossier d’une trentaine de pages sur la préservation de l’eau en agriculture.

Comment préserver l’eau ?

Philippe Vinçon, directeur général de l’enseignement et de la recherche (DGER), et Jean-Christophe Hoche, président de l’Inere, ont salué un dossier « très bien préparé », qui n’a pas hésité à ouvrir le débat notamment sur l’utilisation des pesticides et l’intérêt des bassines de rétention d’eau.

« Cela a créé un débat entre nous, explique Margot, élève de première. La classe était partagée en deux sur le sujet. Au final, on s’est rendu compte qu’il n’y a pas qu’en agriculture qu’on a besoin d’eau ».

La pluridisciplinarité en avant

Même s’ils ont « un peu traîné au début », les enseignants qui les ont accompagnés dans ce projet sont « très fiers de leurs élèves ». « Ils ont affiché une véritable dynamique de groupe », salue Stéphanie Rocher, documentaliste de l’établissement.

À ses côtés, Cathy Perroquin, enseignante en éducation socioculturelle loue les mérites de travaux de ce type mêlant plusieurs disciplines : « c’est la preuve que la pluridisciplinarité fonctionne et qu’il faut la garder. C’est la valeur de notre enseignement agricole ».

Une pluridisciplinarité que les élèves ont également appréciée au point de réclamer davantage de travaux de groupe.

Alexis Marcotte