95 % d’un panel de 1 018 élèves alternants se déclarent satisfaits de la qualité de l’enseignement et de l’accompagnement en entreprise des établissements privés sous contrat avec l’État. Mais derrière les bonnes performances, le contexte financier est difficile pour ces établissements, selon une étude publiée récemment par le ministère de l’Agriculture.

« Des résultats de bon niveau »

Comparant le niveau des alternants à celui de l’ensemble des élèves et étudiants de l’enseignement agricole, le document précise que le niveau de performance est sensiblement proche. 87,4 % des alternants ont réussi leurs examens en 2015.

Sur le marché de l’emploi, l’insertion est inégale en fonction du diplôme obtenu. Les titulaires du certificat d’aptitude professionnelle agricole (CAP agricole) s’insèrent avec plus de difficulté que ceux titulaires d’un bac professionnel ou d’un brevet de technicien supérieur agricole (BTSA). Trente-trois mois après l’obtention, près de 57 % des diplômés d’un CAP agricole ont trouvé un emploi. Alors que ce chiffre monte respectivement à 74 % et 81 % pour les titulaires d’un bac professionnel ou d’un BTSA.

Les établissements souffrent d’un contexte financier difficile

S’attardant sur les 362 Maisons familiales et rurales (MFR) représentant 98 % des établissements privés proposant l’alternance, l’étude souligne les difficultés économiques qu’elles rencontrent. « En 2014, près de la moitié des MFR présentait un résultat comptable négatif. » Cette situation s’explique, selon l’étude, par les investissements immobiliers lourds des établissements, la baisse des subventions des collectivités territoriales et le retard de paiement des aides financières de l’État. Des difficultés croissantes déjà pointées dans une autre étude d’octobre 2017.

Alexis Marcotte