L’UFC-Que Choisir avait déjà épinglé voilà deux ans les « surmarges » réalisées par les distributeurs sur les fruits et légumes bio. Qu’importe, la tendance ne s’est pas inversée. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’association de défense des consommateurs, ce 22 août 2019. Et depuis, la grande distribution a gagné 4 % des parts de marché sur le bio entre 2016 et 2018.

Pommes de terre, tomates, pommes

Avec une marge brute supérieure de 165 % par rapport au conventionnel, le poireau bio est le produit qui subit la plus importante « surmarge » de la part de la grande distribution. Les trois fruits et légumes les plus consommés par les Français, la pomme, la tomate et la pomme de terre, arrivent également en tête des aliments bio faisant le bonheur des distributeurs : respectivement +169 %, +109 % et +83 %.

Le grand écart de prix avec le conventionnel

Les prix de 24 fruits et légumes ont été passés au crible par l’UFC-Que Choisir. Selon l’association, le budget annuel par ménage est de 657 € pour le bio et de 379 € pour leurs équivalents en conventionnel. Cette différence est due pour 41 %, à la marge des distributeurs, qui représente 287 € sur le budget en bio et 173 € en conventionnel.

Moins chers dans les magasins spécialisés

L’UFC-Que Choisir invite les consommateurs à faire jouer la concurrence entre les modes de distribution. L’association indique que les fruits et légumes sont en moyenne 19 % moins chers dans les magasins bios spécialisés que dans les grandes surfaces.

Elle exhorte enfin « l’Observatoire de la formation des prix et marges à une transparence totale et salutaire en publiant les niveaux de marges par enseigne et par rayon dans le cadre de ses prochains travaux sur les produits de l’agriculture biologique ».

B. Quantinet