S’assurer du sérieux des entreprises, avec lesquelles un projet à plusieurs millions d’euros est monté, est primordial. C’est avec cet objectif qu’a été développé le label Qualimétha par l’ATEE (Association technique énergie environnement) entre 2018 et 2019.

Une démarche soutenue par l’Ademe

Cette certification est soutenue par l’Ademe (Agence de la transition écologique) et est déployée depuis un peu plus d’un an. Elle concerne tous les projets de méthanisation, en cogénération comme en injection de biométhane.

13 entreprises étaient labellisées au début d’avril 2021, mais elles sont une centaine à s’être engagées dans la démarche pour une labellisation d’ici à la fin de l’année. Il est possible pour les porteurs de projet de demander à ces dernières une attestation d’engagement.

Rassurer les porteurs de projet et leurs partenaires

« Le label compte 81 critères, explique Marion Melix, chargée de mission pour l’ATEE. Les engagements demandés concernent de nombreuses activités liées au projet de méthanisation. Cela va de la maîtrise d’ouvrage à l’ingénierie financière, en passant par la contractualisation et de nombreux aspects techniques. »

Le process biologique, le génie civil, la fiabilité de l’installation électrique ou encore les prévisions des bureaux d’études sont ainsi pris en compte. Les différentes parties prenantes des projets, des pouvoirs publics aux assureurs et financeurs, sont ainsi rassurées.

Des critères amenés à évoluer

La plupart des entreprises ne candidatent que sur une partie des activités labellisées, correspondant à son secteur de spécialisation. La certification est valable pour une durée de 3 ans. Les documents relatifs à Qualimétha sont disponibles sur le site du club biogaz de l’ATEE.

Le label devrait se renforcer, avec l’apparition de nouveaux critères à l’horizon de 2022, notamment sur des aspects contractuels. Les torchères seront aussi probablement regardées de plus près à l’avenir.

Gildas Baron