Solagro a annoncé travailler avec l’Inrae Transfert sur le projet « RED II ». Ce dernier vise à mettre au point un outil de calcul pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre de la méthanisation destinée à l’injection de biométhane en France. L’obtention du chiffre va reposer sur la méthodologie d’analyse de cycle de vie (ACV).

Ce projet est baptisé d’après la directive des énergies renouvelables RED II publiée en décembre 2018 par la Commission européenne. Cette loi définit un cadre réglementaire pour inciter les États à un déploiement rapide des énergies renouvelables. Elle devra être transposée en droit français avant le 30 juin 2021.

Un possible instrument de certification

L’idée est de fournir à l’Administration et aux acteurs de la filière du biogaz un outil basé sur des références solides pour mesurer le bilan carbone du biométhane. Il intégrera la quantification des émissions résultant notamment des cultures énergétiques, de leurs transports vers le digesteur, de la modification des stocks de carbone due à des changements dans l’affectation des sols, ou encore des réductions d’émissions dues à une meilleure gestion des effluents d’élevage par exemple.

Solagro précise que le calculateur sera « susceptible de servir d’instrument de certification ». Le projet est conduit sous l’œil d’un comité de suivi constitué de différents acteurs de la filière : institutions, associations, instituts techniques agricoles et énergétiques.

Gildas Baron