« Nous n’avons eu qu’une confirmation : la quasi-sortie des Deux-Sèvres des zones défavorisées », a dit Alain Chabauty, président de la FDSEA pour ce département, qui participait à la réunion.

« C’est une grosse déception, une grosse frustration car l’État n’a pas réfléchi à une sortie financière pour les agriculteurs. Ils ne sont pas du tout conscients des impacts sur un département comme le nôtre », a-t-il ajouté, dénonçant « l’amateurisme » du gouvernement.

À l’annonce de l’issue de cette réunion, des éleveurs en colère, dont l’aide représente pour certains la moitié des revenus, ont déversé jeudi soir du lisier sur la façade et dans la cour de la préfecture à Niort, ou devant le centre des impôts à Parthenay et Bressuire. Après avoir bloqué des tronçons d’autoroute pendant trois jours, ils maintenaient vendredi des barrages sur des routes secondaires.

« Sur 1 137 exploitations qui bénéficiaient de ces aides dans le département, on va perdre environ 1 000 exploitants », a souligné le responsable syndical.

Pour accompagner cette sortie, l’État prévoit le versement de 80 % de l’aide la première année, puis 20 % la suivante. « C’est trop brutal, dit Alain Chabauty, nous demandons une sortie sur au moins quatre ou cinq ans. On va faire en sorte que la France se batte à Bruxelles » pour obtenir de meilleures compensations.

AFP