Abattages. En mai 2018, les abattages de volailles de chair poursuivent une baisse entamée après le pic de mars, mails ils restent supérieurs de 8,3 % en téc par rapport à mai 2017, dont +6 % pour les poulets. Concernant plus spécifiquement la filière du foie gras, la reprise de l’activité se confirme, avec une hausse de 90 % des abattages de canards gras en mai. Les volumes abattus en avril et mai rejoignent quasi les niveaux d’avant les épizooties aviaires : –1,4 % en têtes par rapport à mai 2015, –6,4 % par rapport à mai 2014 et +0,2 % par rapport à mai 2013.

À l’inverse, les abattages de dindes, qui étaient en hausse depuis trois mois sont en repli en mai (–4 % en têtes).

Les mises en place d’avril étaient en hausse pour les canetons (+30,7 % sur un an), stables pour les poulets mais en recul pour les dindonneaux (–13,8 %).

Production. Au premier trimestre de 2018, avec 456,7 milliers de tonnes, la production indigène de volailles de chair est en augmentation de 3,1 % par rapport à 2017. Les tonnages de poulets continuent à contribuer à cette hausse (+4,2 %) mais aussi ceux de dindes (+8 %), qui renouent avec la croissance après une baisse tout au long des neuf premiers mois de 2017.

Un solde commercial stable

Échanges. En avril 2018, les exportations de volailles sont en hausse de 8,4 % sur un an, dont +9,7 % pour le poulet et +6,6 % pour la dinde. La hausse depuis l’automne 2017 se confirme vers la Belgique. Elle s’amplifie depuis janvier, en doublant par rapport à la même période de 2017. Les ventes sont également en forte progression vers l’Arabie Saoudite (+45 % en avril, soit 12 700 tec au total), atténuant le déclin des ventes des poulets « légers » des douze derniers mois vers cette destination.

Les importations de préparations de canards gras sont en forte hausse (+4,1 % en glissement annuel), en particulier auprès de l’Allemagne, mais aussi de la Belgique et de la Pologne, détériorant fortement le solde extérieur. Pour la filière du foie gras, les importations de préparations de canard en provenance de la Hongrie et de la Bulgarie ont été multipliées respectivement par 6 et 4 sur avril.

Les soldes commerciaux des viandes et préparations de poulets et de dindes sont quasi stables par rapport à mars, à respectivement –11 350 tec et +2 700 tec. L’excédent commercial se réduit pour les préparations et viandes de canard, en lien avec les importations importantes et des ventes plus mesurées vers l’Allemagne et Hong Kong (+650 tec en avril, +1 456 tec en mars).

Consommation. La consommation apparente de viandes de volailles progresserait en glissement annuel pour le poulet et la dinde (respectivement +3,1 % et +11,4 %), tandis qu’elle reculerait pour le canard (–3,1 %).

E.C.