« Depuis le début de l’année, les abattages de poulets reviennent à un rythme régulier et plus soutenu (+3,3 % en cumul de janvier à septembre par rapport à la moyenne sur cinq ans » et « contribue directement au dynamisme de l’ensemble de la filière des volailles », annonce le ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides publiée le 7 novembre 2019.

Les abattages de volailles sont, quant à eux, stables sur un an. Concernant les abattages de dindes, ils étaient en baisse depuis le début de l’année en comparaison à 2018 et se sont stabilisés en septembre, sur un an. Les canards gras et à rôtir subissent un « ralentissement de l’activité depuis juillet » (respectivement –10 et –5 %), nous informe Agreste.

En cumul annuel, les abattages de volailles restent inférieurs de 2,3 % en tonnes-équivalent carcasse (tec), en 2019 par rapport à la même période 2018. Les mises en place de poulets de chair, dindes et canards sont en repli, respectivement de –2 %, –5,2 % et –8,6 % sur un an, en août 2019. Liée à la régularité des abattages de poulets, la production de volailles de chair augmente de 1,8 %, sur un an, soit 142 milliers de téc.

Les exportations et importations de viandes de poulet reculent

Au sujet des échanges, « les exportations de viandes de poulet reculent de 11 % sur un an », malgré la reprise des ventes vers l’Arabie Saoudite depuis juillet (+20 % sur un an). Les importations sont également revues à la baisse cette année (–3,3 % par rapport à 2018), « sous l’effet d’une baisse importante en provenance du Royaume-Uni », indique Agreste.

Le prix de l’œuf toujours en hausse

En septembre 2019, « l’offre reste limitée et la demande est active ». Dans cette dynamique de marché, les prix présentent une tendance haussière (16 % par rapport à la moyenne). Selon les perspectives du ministère de l’Agriculture, « la production de novembre 2019 se redresserait à nouveau, dépassant de 3,5 % les volumes de décembre 2018. »

La production intensive d’œufs de consommation, annoncée en repli de 6,5 % depuis le début de l’année 2019, se redresse fortement depuis mai. « En août 2019, les mises en place de poulettes de ponte bondissent de 31 % sur un an, […] notamment grâce à la hausse de 20 % des éclosions. En août, la baisse des exportations de poussins vers l’Espagne et l’Italie est le facteur majeur. »

Lucie Pouchard