« En mai 2021, toutes espèces confondues, les abattages de volailles reculent de 8,4 % en poids sur un an, chiffre Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note conjoncturelle publiée le 5 juillet. Mai 2020 marquait une nette reprise des abattages des volailles après la chute en avril, durant le confinement strict. »

En cumul sur les cinq premiers mois de l’année, les abattages accusent désormais un retard de presque 5 % sur un an, toujours en poids.

L’influenza pénalise fortement la filière des canards gras

« Seuls les abattages de poulets de chair sont à leur niveau habituel » en mai 2021, précise l’institut. En revanche, la filière du canards à gaver, ou canards gras, enregistre une baisse des abattages de 51,3 % en poids entre mai 2020 et 2021. Cela « est la conséquence de l’arrêt de mises en place de canetons dans les élevages du Sud-Ouest impactés par l’influenza aviaire hautement pathogène. » Quant aux canards à rôtir (–18,1 % par rapport à 2020), la production devrait bientôt repartir compte tenu des « éclosions du printemps » et « de la réouverture de la restauration commerciale. »

Dans les autres filières, les abattages sont également à la baisse sur un an : de 29,6 % pour les poules de réforme, 20 % pour les pintades et 13,2 % pour les dindes.

La consommation reste dynamique

« En avril 2021, la consommation calculée de viandes de volailles augmente de 10,3 % comparativement à avril 2020, marqué par un repli de 9,8 % par rapport à avril 2019 », avance l’Agreste. En parallèle, les mises en place restent stables (dindes) ou se rétractent sur un an (poulets, canards, pintades).

En conséquence, les importations de volailles de chair bondissent d’une année sur l’autre, en avril : +15, % d’animaux vivants et +33,7 % de viandes et préparations, en volume.

Alexandra Courty