Dans sa note d’Infos rapides diffusée ce 6 octobre 2016, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture estime que « la situation est similaire pour les trois principales espèces : les abattages de poulets reculent de 8 % en têtes et en poids, ceux de canards de 9 % et ceux de dindes de 7 % en têtes et de 3,3 % en poids ».

Moins de mises en place en juillet

Les mises en place de poussins de poulets de chair, de dindonneaux et de canetons se sont repliées également en juillet 2016. « Depuis le début de 2016, la tendance est la même : – 3,4 % pour les poulets, – 2,4 % pour les dindes et – 13 % pour les canards », détaille Agreste.

Concernant les débouchés, en juillet toujours, les exportations de viandes et préparations de volailles chutent de 18 %. Seules les ventes de canards progressent, de 6 %. Celles de « viandes de poulet font l’objet de la plus forte baisse, ce mois de juillet : – 20 %, soit 7 200 tec de moins ». La baisse est également marquée pour la dinde.

Chute des exportations vers les pays tiers

Ce sont les ventes vers les pays tiers qui expliquent cette situation, notamment l’Arabie Saoudite et l’Afrique subsaharienne. Celles vers l’Union européenne « sont en léger recul. À l’inverse, les importations de viande et préparations de volaille augmentent fortement au mois de juillet (+18 %). La viande des trois principales espèces est concernée par cette hausse. »

Au premier semestre de 2016, Agreste estime que la production, toutes espèces confondues, calculée par bilan provisoire serait quasi stable par rapport à 2015. Cette stabilité cache des disparités : léger repli pour le poulet, progression pour la dinde et forte baisse pour le canard à rôtir et à gaver.

Davantage de viande de poulet importée

« Dans le même temps, la consommation apparente de viandes de volaille, calculée par bilan provisoire, augmenterait de 3,5 %. Elle progresserait pour le poulet et la dinde mais reculerait pour le canard. » Ce qui débouche sur un solde du commerce extérieur négatif en volume, notamment avec des importations de viandes de poulet nettement inférieures aux exportations : 264 milliers de tec contre 207 milliers de tec.