« Concernant les poulets, le repli de 5 % en volume et de 7 % en têtes rompt le rythme soutenu du premier semestre de 2018, observe le ministère dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 3 octobre 2018. Concernant les dindes, ils fléchissent fortement, de 9 % en têtes. La filière des canards gras poursuit son activité de manière dynamique : +61 % d’animaux abattus sur un an. »

Recul des mises en place

Les mises en place ont aussi reculé en juillet. Celles de dindonneaux chutent de 6,7 % sur un an, et celles de poussins de chair de 4 %. « Cette tendance est constatée depuis mars pour les premiers et depuis mai pour les seconds, rappelle le ministère. [Celles] des canetons à gaver restent en hausse : +18 %. En cumul de janvier à juillet 2018, leur nombre est identique à 2015, avant les épizooties. »

Le premier semestre de 2018 s’achève sur une hausse de 5 % de la production de poulets en glissement annuel. « Depuis le quatrième trimestre de 2017, la production de dindes renoue avec la croissance. Au premier semestre de 2018, elle est en hausse de 6 % par rapport au premier semestre de 2017, et de 1,4 % par rapport à la moyenne quinquennale. »

Des carcasses plus lourdes

Cette progression de la production est plus mesurée en têtes : +1,3 %. « En 2018, les poids moyens des carcasses sont en effet supérieurs à ceux de 2017, en lien avec la baisse des demandes de poulet léger destinés au grand export, détaille le ministère. Depuis juin, le marché communautaire devient le premier débouché du poulet français, le grand export réduisant ses volumes. »