En septembre 2016, les abattages de volailles de chair, toutes espèces confondues, se sont repliés, en têtes (–2,2 %) et en tonnes (–1,9 %), selon la lettre de conjoncture du service de la statistique du ministère de l’Agriculture publiée ce 4 novembre 2016. La situation varie entre espèces. Les abattages de poulets reculent de près de 3 % en têtes et en poids, et ceux de canards de près de 5 % en têtes et 7 % en poids. À l’inverse, ceux de dindes sont quasi stables en têtes et progressent de 3,2 % en poids.

Production quasi stable

Au premier semestre de 2016, la production de volailles serait quasi stable par rapport au premier semestre de 2015, autour de 900 000 tonnes-équivalent carcasse (tec). La situation varie selon l’espèce : en repli pour le poulet, en progression pour la dinde et en forte baisse pour le canard (à rôtir et à gaver). Dans le même temps, la consommation apparente de viandes de volailles augmenterait de 2,6 %, avec là aussi des variations selon l’espèce : en progrès pour le poulet et la dinde, en recul pour le canard.

En août, les mises en place de poussins de poulets de chair, de dindonneaux et de canetons ont progressé fortement : respectivement +8 %, +14 % et +18 %. Depuis le début de 2016, la tendance est néanmoins à la baisse pour les trois espèces.

Commerce extérieur négatif

Au premier semestre, le solde du commerce extérieur des viandes et préparations de volailles est négatif en volume (262 000 tec exportées contre 301 000 tec importées). Ce déficit est notamment dû au poulet, dont les achats sont largement supérieurs aux ventes (264 000 tec contre 207 000 tec). Pour cette viande, les exportations se sont réduites de 7,4 % au premier semestre (en glissement annuel), soit 16 700 tec de moins : l’augmentation de 4 700 tec vers l’UE n’a pas compensé les 21 400 tec en moins vers les pays tiers, notamment le Moyen-Orient. Dans le même temps, les importations ont progressé de 2,8 % (+7 200 tec), avec 4 700 tec provenant de l’UE et 2 500 tec des pays tiers, notamment le Brésil (+1 600 tec).

En août, les exportations totales de viandes et préparations de volailles sont en légère progression en glissement annuel (+0,7 %), alors que les importations augmentent de 7 %. Pour le poulet, les expéditions se rétractent encore (–4,5 %), soit 1 500 tec de moins. Elles augmentent de 1 100 tec vers l’UE, notamment l’Allemagne, mais chutent de 2 600 tec vers les pays tiers, notamment le Moyen-Orient. En dinde, les envois progressent de plus d’un quart en glissement annuel, soit 1 500 tec supplémentaires, dont 800 tec vers l’Allemagne et 500 tec vers l’Afrique subsaharienne.

Œufs de consommation en repli

La production d’œufs de consommation est en baisse au premier semestre de 2016, avec un recul de 2,2 % par rapport à 2015. Sachant que les mises en place de poulettes de ponte étaient en hausse de 12 % en août, en glissement annuel, Agreste s’attend à une « quasi-stabilité de la production d’œufs de consommation pour le mois de décembre ». Pour autant, sur l’année entière, la production devrait se replier.

Le prix à la production a repris quelques couleurs en septembre par rapport aux mois précédents. Néanmoins, il recule de 15 % en glissement annuel et de 13 % par rapport à la moyenne quinquennale, l’offre européenne restant importante. En août, les volumes exportés d’œufs en coquille et d’ovoproduits ont progressé de près de 25 %, tandis que les importations baissaient de 7 %.