« Compte tenu des niveaux soutenus des abattages de poulets au premier semestre de 2018, le repli en mai 2019 de 2,3 % en tec sur un an reste relatif », indique Agreste, dans sa note publiée le 4 juillet 2019. Toutefois, depuis le début de l’année, les abattages de dindes et de poules de réforme sont en retrait par rapport à la moyenne quinquennale (–6,5 % en cumul annuel pour les dindes, –10,3 % pour les poules de réforme).

En cumul de janvier à mai, les abattages totaux de volailles reculent de 3,7 % par rapport à la même période en 2018, en lien avec le repli des abattages des poulets (–3,8 %), dindes (–6,2 %), poules de réforme (–15 %) et pintades (–4,6 %). Seuls les abattages de canards à gaver et à rôtir progressent (+4,8 % et +3 %).

Les mises en place progressent en avril

En avril 2019, les mises en place de poulets de chair progressent de 7 % en têtes par rapport à avril 2018, les niveaux rejoignent ceux de la moyenne de 2014 à 2018. Les mises en place de dindonneaux sont également en hausse (+4 % sur un an) mais demeurent inférieures à la moyenne quinquennale (–13 %). En comparaison de la période qui précède les épizooties d’influenza aviaire, les mises en place de canetons (gras et à rôtir) sont nettement supérieures (+20,5 %).

En avril 2019, la production française de volailles de chair s’établit ainsi à 149 000 tec, se contractant par rapport à avril 2018 (–6 % sur un an) en lien avec le recul des abattages de toutes les espèces (sauf des pintades). Depuis janvier 2019, la production de volailles recule en cumul de 4 % sur un an, en lien avec le repli des poulets (–5 %), des dindes (–6,4 %) et des pintades (–4,4 %). Seule la production de canards progresse (+4,4 %), tirée par des abattages dynamiques en janvier et février 2019.

Commerce extérieur déficitaire

En avril 2019, le solde du commerce extérieur des viandes de poulet reste déficitaire (–23 300 tec, –49,6 millions d’euros). Les exportations reculent fortement sur un an (–23 %, soit –8 300 tec), notamment vers le Moyen-Orient (–55 %, soit –7 900 tec) et l’Afrique subsaharienne (–47 %, soit –1 600 tec). En parallèle, les importations augmentent (+4 %, soit +1 900 tec), notamment en provenance des pays de l’Union européenne.

Depuis janvier 2019, la consommation française de viandes de volailles progresse de 3 % en cumul, portée par les viandes de poulet (+2,7 %) et de canard (+17 %), en dépit du recul de la consommation des viandes de dinde (–4 %) et de pintade (–7 %).