Le premier semestre, de mars à août 2020, était pourtant en progression : +1,5 % de résultat opérationnel courant, +1,5 % également de bénéfice net. Ce dernier s’est élevé à 66,6 millions d’euros à la faveur d’une « légère baisse de l’impôt sur les sociétés », a indiqué le directeur administratif et financier de LDC, Laurent Raimbault, lors d’un point de presse téléphonique.

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Un deuxième semestre compliqué

Quant au chiffre d’affaires, le groupe avait annoncé au début d’octobre qu’il avait progressé de 0,8 % sur le semestre, à 2,12 milliards d’euros. « On a plutôt bien résisté à la crise sanitaire » du Covid, l’effondrement de la demande venant de la restauration hors domicile ayant été partiellement compensé par les ventes en supermarchés, a résumé le PDG Denis Lambert.

Le second semestre sera « sans doute plus compliqué que l’an dernier », a-t-il poursuivi. Les « facteurs d’incertitude » s’accumulent : nouvelle mise à l’arrêt des restaurants en raison de l’épidémie de Covid-19, la menace de l’influenza aviaire, les incertitudes sur les fêtes de fin d’année ou encore « spéculation sur les marchés de matières premières ».

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Un Noël « pas comme les autres »

Pour la grippe aviaire, « les protocoles sanitaires sont bien connus, c’est un souci qu’on est capables de gérer », a déclaré Denis Lambert. Le groupe anticipe un Noël « pas comme les autres », avec des réunions de famille réduites, et donc moins de grosses pièces de volailles comme les chapons sur les tables. « On va proposer des produits (festifs) pour deux, trois, quatre personnes », a rapporté Denis Lambert.

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Un dernier motif d’inquiétude concerne les « tensions fortes et persistantes » sur les prix des céréales et du soja entrant dans l’alimentation des volailles. Selon LDC, le prix de l’aliment a globalement augmenté de 18 % sur un an. Face à ces surcoûts, Denis Lambert juge impératif d’obtenir, dès le 1er janvier, des revalorisations tarifaires de 6 % de la grande distribution afin de « préserver l’équilibre de l’ensemble de la filière ».

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LDC a par ailleurs annoncé l’acquisition de 60 % du capital de la société Asia General Food, qui gère, en franchise, l’exploitation de kiosques à sushis dans des supermarchés sous la marque Sushi Master. L’objectif est de passer, en cinq ans, de 30 à 80 « corners », et de 11 à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires.

AFP