Plus globalement, « en 2018, le déficit du commerce extérieur des viandes de volailles se creuse, en volume et en valeur », souligne le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 8 mars 2019. Il atteint –134,4 milliers de tec (tonnes-équivalent carcasse) et –300,9 millions d’euros contre –89,6 milliers de tec et –223,2 millions d’euros en 2017.

Tendance baissière depuis 2014

Le ministère rappelle que la balance commerciale du poulet recule depuis 2014, pour atteindre –195,2 milliers de tec et –476,7 millions d’euros en 2018. « La perte de débouchés vers le Moyen-Orient (–41 000 tec) n’est que partiellement compensée par l’essor des ventes sur le marché européen (+31 600 tec), en particulier la Belgique, l’Allemagne et le Royaume-Uni. »

Les importations françaises de viande de poulet depuis l’Union européenne ont également progressé en 2018. Ces achats ont bondi de 18 300 tec, en particulier depuis la Pologne, la Belgique et l’Espagne. Les importations depuis les pays tiers sont également dynamiques. Elles ont augmenté de 3 800 tec, en particuliers depuis la Thaïlande.

La dinde perd aussi du terrain

L’excédent commercial de la viande de dinde recule également en 2018 : 35,7 milliers de tec et 21,4 millions d’euros, contre 46 milliers de tec et 31 millions d’euros en 2017. « Les exportations reculent de 11,6 %, soit –10 900 tec, notamment vers l’Allemagne et l’Afrique subsaharienne tandis que les importations restent quasi stables (–600 tec). »

Le ministère souligne aussi que les échanges avec l’Allemagne tendent à fléchir : « –1 400 tec à l’importation et davantage encore à l’exportation (–6 900 tec) ». Quant au solde des échanges des viandes et préparations de canard, il est stable à +23 milliers de tec et 135,6 millions d’euros.

E.R.