Les représentants des mosquées de Paris, Lyon et Évry (1) avaient exprimé leurs inquiétudes, dans un communiqué commun diffusé le 18 mars 2021, au sujet d’une « instruction technique » du ministère de l’Agriculture datée du 23 novembre dernier. Pourquoi ? Parce que cette instruction ne permettrait plus, selon elles, de respecter les principes de l’abattage rituel halal pour les volailles. Un discours que le gouvernement a démenti depuis.

Le ministère de l’Agriculture rassure les mosquées

Le ministère de l’Agriculture rappelle que le code rural et de la pêche maritime « comporte des dispositions permettant de déroger à l’obligation d’étourdissement ». Dans un communiqué diffusé le 24 mars 2021, il réaffirme qu’avec cette réglementation et ce système dérogatoire, « la France garantit donc aux organismes certificateurs la possibilité de répondre aux exigences cultuelles. »

Le ministère de l’Agriculture ajoute également que « l’instruction technique de la Direction générale de l’alimentation de novembre 2020 est venue préciser les modalités de contrôles applicables à tous les types d’abattage de volailles (conventionnel et rituel) et à toutes les méthodes d’étourdissement, sans modifier les principes réglementaires, qui n’ont pas changé.

Cette instruction technique n’a donc aucunement remis en cause la possibilité de pratiquer l’abattage rituel pour les structures qui se conformaient aux règles déjà existantes. À notre connaissance, aucune suspension d’autorisation à la dérogation n’a d’ailleurs été prononcée faisant suite à la parution de cette instruction », fait valoir le ministère.

Pour rappel, le culte musulman prévoit que l’animal abattu doit être conscient lors de la saignée. S’il est inconscient la viande est impropre à la consommation.

Lucie Pouchard, avec l’AFP

(1) La Grande Mosquée de Paris, la Mosquée de Lyon et la Mosquée d’Évry sont les organismes religieux agréés par le ministre de l’Agriculture à délivrer les autorisations de pratique du sacrifice rituel dans le cas de l’abattage halal.