Dans son rapport trimestriel, la Rabobank assure que le marché mondial de la volaille mondiale est performant, avec une bonne rentabilité dans la plupart des régions du monde, une demande forte, un approvisionnement restreint, et des coûts d’alimentation stables. Et ce, malgré la grippe aviaire qui fait encore pression, en particulier en Asie. En Chine, le virus ayant été détecté sur des humains, les prix ont franchement reculé.

« Le commerce mondial de la volaille a atteint des niveaux records, mais les flux commerciaux ont changé », précise la Rabobank. Au premier trimestre, il affiche 3 millions de tonnes. « Les États-Unis et, dans une moindre mesure, la Thaïlande, ont été les gagnants du brassage commercial lié aux restrictions de l’influenza aviaire et des impacts du scandale de la viande au Brésil », ajoute la Rabobank. Les exportations brésiliennes ont décroché de 23 % en avril.

L’Europe dans l’attente

En Europe, le marché a été fortement impacté par l’influenza aviaire, avec 23 des 28 pays membres touchés par le virus. La France et la Hongrie sont les plus sévèrement touchés. De nombreux marchés ont fermé leurs portes aux volailles européennes. Néanmoins, la Rabobank estime que les échanges devraient être dopés au second et troisième trimestres par une demande tonique et, peut-être, la réouverture de certains marchés.