En Chine, la grippe aviaire a considérablement changé les conditions du marché. Selon les prévisions de la Rabobank pour le premier trimestre de 2017, les prix ont chuté brusquement, sans précédents. Les cours des poulets vivants dégringolent de moitié par rapport au début du troisième trimestre 2016.

Des consommateurs prudents

Les consommateurs se sont éloignés des marchés, alors qu’il s’y vend plus de la moitié de la volaille. « Les craintes se multiplient à l’égard des transmissions d’humain à humain qui entraînerait un risque de pandémie, mais aucun signe de tels cas n’a été trouvé jusqu’à présent », rassure la Rabobank.

La maladie circule aussi dans d’autres parties du monde, notamment en Europe, en Afrique et dans le reste de l’Asie, mais les souches sont moins virulentes, et la plupart des industries s’en sortent encore relativement bien.

Des restrictions sur l’Europe et les États-Unis

« L’impact mondial de la grippe aviaire sur le commerce est important, avec des restrictions en cours sur le commerce en provenance d’Europe et des États-Unis », indique Nan-Dirk Mulder, analyste à la Rabobank.

Les marchés mondiaux devraient être affectés pour les échanges d’ailes et de pattes, en particulier au Brésil, un important exportateur vers la Chine. La Rabobank espère que les marchés, y compris celui de la Chine, se relèveront progressivement après la saison hivernale de l’hémisphère nord, où la pression de la grippe aviaire sera probablement moindre.

« Cette nouvelle crise mondiale de la grippe aviaire va forcer l’industrie et les gouvernements à moderniser davantage les modèles d’affaires, note Nan-Dirk Mulder. Car le virus restera endémique dans les populations d’oiseaux sauvages. » La biosécurité, notamment, sera un enjeu clé.