« Alors que dans les années 2000, la France produisait davantage [de poulets] qu’elle ne consommait (taux d’autosuffisance à 149 %), la situation s’inverse depuis 2014 », constate Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 11 juin 2021. Malgré le recul de 4,2 % des exportations françaises entre 2014 et 2020, les importations ont progressé de 3,2 % sur la même période.

En 2020, la production française ne couvrait plus que 84 % de la demande intérieure, nécessitant des « approvisionnements extérieurs conséquents ». « Alors que la France exporte 30,5 % de sa production de poulets, elle importe 41,6 % du poulet consommé, contre 24,2 % en 2000 », rapporte Agreste. C’est un part d’importations élevée en comparaison à la viande de dinde (16 % d’importations), de canard (9 %) et de pintade (1 %).

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Légère diminution des importations

Un point positif est toutefois à noter : la part des importations dans la consommation de viande de poulet diminue « légèrement ». « Elle passe de 44,5 % en 2016 à 43,8 % en 2019 et perd encore 2,2 points en 2020, en lien avec le ralentissement exceptionnel des achats en provenance de l’Union européenne durant les deux périodes de confinement ».

Sur l’ensemble de la consommation de viande de volailles en France, la part de viande de poulet importée est « importante » : elle s’établit à 31 %, contre 4 % de viande importée pour l’ensemble des autres viandes de volailles.

« L’interprofession de la volaille de chair a adopté un plan d’action « Pacte Ambition 2025 » qui vise à réduire cette part et à proposer au marché français de la restauration hors domicile une offre plus adaptée en termes de gamme et de prix », précise Agreste.

Vincent Guyot