En mars 2016, les abattages de volailles se sont repliés, constate Agreste dans une note de conjoncture diffusée ce 9 mai 2016. Toutes espèces confondues, ils reculent de près de 5 % en têtes et de 3,6 % en tonnes-équivalent carcasse (tec), en glissement annuel. Les volumes accusent un repli de 1,6 % pour les dindes, 4,4 % pour les poulets et 8 % pour les canards.

En février, les mises en place de poussins de poulets de chair sont restées stables et celles de dindes ont progressé de 4,4 %. Pour les canetons à gaver, le repli est très important (-16 %), lié au vide sanitaire (du 18 janvier au 16 mai) dans le Sud-Ouest à la suite de la détection de foyers d’influenza aviaire.

Fort repli des exportations

Également en février, les exportations de viandes et préparations de volaille sont en fort repli (-6 %), sous l’effet de la baisse des livraisons de viande de poulet (-8 %) et dans une moindre mesure de viande de dinde (-2,1 %). À l’inverse, les exportations de viande de canard progressent (+2,4 %).

De leur côté, les importations augmentent (+ 6,3 %), sous la forte impulsion des achats en canard (+ 35 %, soit 570 tec de plus), majoritairement en provenance des fournisseurs historiques de la France : la Bulgarie (+310 tec) et la Hongrie (+70 tec).

Moins d’œufs de consommation

Si la production d’œufs de consommation a légèrement augmenté (+0,8 %) en 2015, les prévisions pour le premier semestre de 2016 tablent sur un repli de 2 %. Le prix à la production est en hausse de 5 % en mars en glissement annuel, mais en baisse de 8 % par rapport à la moyenne quinquennale. Néanmoins, ce contexte de repli de la production devrait être favorable à la reprise du cours.

E.C.