« En 2019, avec près de 1,7 million de tonnes-équivalent carcasse, les abattages de volailles sont proches de la moyenne sur cinq ans en poids. Sur un an, ils reculent de 1,7 %, cette baisse étant à relativiser, compte tenu de l’activité particulièrement soutenue de la filière du poulet au premier semestre de 2018 », rapporte l’Agreste, dans sa note de conjoncture publiée le 3 février 2020.

L’an passé, les poids de carcasse des poulets et des dindes ont progressé respectivement de 6 % et 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Une évolution qui permet de « compenser le ralentissement de 3 % des abattages de volailles en têtes (–3 % pour les poulets et –10,5 % pour les dindes) », précise Agreste.

Recul des volumes de volailles festives

Les poulets de chair ont représenté 81 % des volailles abattues en 2019, et près de 63 % des volumes totaux. « En volume, les dindes pèsent pour 19 % du total, mais sont à parts égales en têtes avec celle des canards à rôtir (4 %), talonnées par les poules de réforme et les canards gras (près de 4 % chacun) et les pintades (3,3 %). »

S’agissant des volailles festives, les volumes d’abattage ont reculé de 1,6 % en décembre 2019, par rapport à la moyenne quinquennale. « Sur un an, ils reculent de 0,8 %, sous l’effet du ralentissement des activités des filières des dindes et des canards à rôtir. » Celle des chapons, en hausse de 1,5 % en têtes et de 0,7 % en poids sur un an, s’intensifie en décembre 2019 mais se replie légèrement sur l’année, (–0,5 % sur un an, en têtes et en poids).

Les viandes importées gagnent du terrain

Selon Agreste, en cumul de janvier à octobre 2019, « la consommation apparente serait en hausse de 2,7 % pour les viandes de poulet, sur un an, avec une part croissante des viandes importées. » Le recul de la consommation des viandes de dinde de 1,4 % « s’atténue grâce au bond enregistré en novembre (+8 %). »

Quant aux exportations, 53 % des envois français de viande de poulet « ciblent le marché intracommunautaire, dont la demande se porte davantage sur des souches plus lourdes que celles du grand export (contre 50 % en 2018) ».