« Le contexte sanitaire actuel, les restrictions de déplacements établis au niveau mondial, la généralisation du télétravail ne laisse pas augurer une reprise massive de la consommation hors du foyer, aussi bien dans le cadre professionnel que dans un cadre d’une consommation “plaisir” », alerte la CFA dans un communiqué ce lundi 7 septembre 2020

Pour le syndicalisme majoritaire, « le. foie gras, la pintade, le pigeon ou le canard à rôtir voient leur avenir menacé par cette situation et bon nombre d’éleveurs risquent de mettre la clé sous la porte ». Car les réserves de viande constituées pendant le confinement peinent à se résorber.

« L’écoulement des stocks accumulés depuis des mois doit être accompagné et favorisé par les pouvoirs publics », estime la CFA, qui demande également « la mise en place d’aides d’urgence pour les éleveurs les plus en difficulté ».

« Contexte très tendu sur le terrain »

Dans ce « contexte très tendu sur le terrain », le syndicat pointe également « la pression constante exercée par des associations, des journalistes, des milliardaires, des politiques ou des médias sur la “nécessaire” montée en gamme de l’élevage français. »

« Les éleveurs avicoles et cunicoles font évoluer leurs pratiques en permanence. […] Pourtant, ils ne gagnent pas un centime de plus en s’engageant dans de tels dispositifs, souvent plus coûteux en travail et demandant des investissements très importants », souligne la CFA.

L’organisation syndicale demande « une revalorisation systématique de la rémunération des éleveurs quand ils mettent en œuvre les nouvelles exigences des cahiers des charges. »

Vincent Guyot