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Des perspectives à l’exportation

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Volailles à label rouge
 - Des perspectives à l’exportation
© J.-M. Nossant/Reportage

Malgré un contexte difficile du fait des épizooties de grippe aviaire, les signes de qualité en volailles de chair bénéficiant de la demande montante en produits de qualité, y compris à l’exportation vers l’Union européenne (UE).

En 2017, les filières volailles de chair ont souffert des conséquences des épizooties d’influenza aviaire. Les signes de qualité n’y ont pas échappé. Dans ce « contexte difficile », la production sous label rouge a reculé de 4 % par rapport à 2016, à 106 millions de volailles dont 94 millions de poulets, selon les chiffres du Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf), présentés lors de l’assemblée générale du syndicat, le 7 juin 2018 à Limoges (Haute-Vienne). Le recul était particulièrement prononcé dans le Sud-Ouest.

Pour autant, l’optimisme est de mise, les signes de qualité bénéficiant de la demande montante en produits de qualité, y compris à l’exportation. « Aujourd’hui, 5 % des labels rouges sont exportés, essentiellement vers l’Europe, soit 5 500 tonnes », précise Marie Guyot, directrice du Syndicat nationale des labels avicoles de France (Synalaf).

Les expéditions vers l’UE et les pays tiers ont augmenté de 6 % par rapport à 2016, mais sont en retrait par rapport à 2015. Elles se font principalement sous forme de poulets entiers (81 % des volumes, en hausse de 7 % par rapport à 2016). Néanmoins, les découpes se développent : les tonnages ont ainsi progressé de 5 % par rapport à 2016.

Doubler les volumes

L’Europe est le débouché essentiel. Si 47 % des volumes sont envoyés vers la Belgique et l’Allemagne, en léger retrait par rapport aux années précédentes, la Scandinavie et l’Europe centrale montent en puissance. Et le Synalaf ne compte pas s’arrêter là. « Dans le plan de filière, il est prévu de doubler les exportations d’ici cinq ans, pour passer à 11 000 tonnes en 2022. »

Pour appuyer ce débouché, une campagne de communication sur trois ans est prévue, avec un cofinancement européen. Quatre pays sont ciblés : l’Allemagne et la Belgique, mais aussi la Suède et les Pays-Bas. « Les consommateurs de ces pays sont les plus sensibles au bien-être animal, et le label rouge est la production présentant le plus haut niveau d’engagements sur ce point, souligne Marie Guyot. Or, ces pays produisent énormément de volailles standards (97 % en Allemagne), ainsi que du bio, mais n’ont aucun équivalent au label rouge. »

En Allemagne et en Belgique, la filière vise la grande distribution. En Suède et aux Pays-Bas, elle cible les grossistes, la restauration gastronomique, mais aussi la restauration collective. « Cette dernière a un objectif imposé de 30 % de bio en Suède, et ce chiffre devrait passer à 60 %. Nous essayons d’y intégrer le label rouge, dont le mode de production est proche du bio, tout en étant moins cher… »

E.C.
Hausse « sans précédent » du bio

Porté par une forte demande, le poulet bio a vu ses mises en place s’accroître de 17 % par rapport à 2016, soit 11,4 millions de têtes (parmi lesquels 10 millions par les filières organisées), selon l’Agence bio.

Ce produit bénéficie également d’un appel d’air à l’exportation. Selon le Synalaf, près de 10 % de la production nationale de volailles fermières bio partent hors de nos frontières, ce qui représente 1 200 tonnes en 2017 (en hausse de 6 % par rapport à 2016).

Les découpes ont la cote

Comme en France, ce sont les découpes qui ont la préférence des consommateurs, peut-être du fait d’un prix trop élevé à l’achat pour une volaille entière. « Elles représentent 59 % des exportations totales de volailles bio, en hausse de 12 % par rapport à 2016 », précise le Synalaf.

Si les ventes reculent vers les clients historiques (Allemagne et Belgique, 43 % des volumes à eux deux), d’autres destinations prennent le relais, comme pour les labels rouges : Scandinavie, Luxembourg, Europe centrale.

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