« La mise à l’arrêt de la restauration ainsi que l’interdiction des marchés et des foires, représentant plus de 60 % de ses débouchés habituels, ont drastiquement vidé ses carnets de commandes », alerte le Comité interprofessionnel de la pintade (CIP), dans un communiqué publié le 11 mai 2020.

Le commerce en grandes surfaces n’est pas non plus au beau fixe. « La baisse des ventes pour Pâques est estimée à environ 50 % par rapport à l’an passé, alors qu’il s’agit de l’une des périodes clés de la consommation à domicile, avec les fêtes de fin d’année, indique le CIP. Si rien n’est fait, cette filière d’excellence pourrait disparaître et son anéantissement entraînerait celui de toutes les filières d’élevage de pintades. »

Plan de relance

Car le secteur de la pintade reste fragile. « Il s’agit d’une petite filière, qui a la particularité de pouvoir être rapidement déstabilisée et mise en danger par la défaillance d’un seul de ses acteurs », précise le CIP.

Pour faire face à la crise, l’interprofession s’en remet aux pouvoirs publics, afin de bénéficier de l’aide au stockage privé, « pour soulager les frigos saturés. » Les acteurs du secteur demandent également que les fonds de solidarité et le chômage partiel soient « ajustés à la singularité des activités des couvoirs, élevages et abattoirs de la filière. »

Pour encourager la consommation, les professionnels français de la pintade ont mis en place un plan de relance pour « mieux faire connaître les nombreuses vertus de la pintade aux consommateurs ». Des comptes sur Facebook et Instagram ont été créés, ainsi qu’un site internet permettant de trouver les points de vente les plus proches (1).

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V. Gu.

(1) lapintade.eu/fr