« Les premiers virus caractérisés sont des virus d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de sous-type H5N8 appartenant au clade 2.3.4.4b de la lignée A/goose/Guandong/1/96. Il s’agit d’un virus distinct de celui qui circulait les années précédentes », assure la plateforme française d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA), dans une note publiée ce mercredi 22 janvier 2020.

Elle estime que l’hypothèse d’une nouvelle introduction d’une souche de virus IAHP H5N8 en Europe est donc probable. « D’après les informations reçues du laboratoire de référence de l’Union européenne, les virus retrouvés en Hongrie et en Slovaquie seraient très proches de ceux observés en Pologne. »

Mortalité parfois modérée

Si les informations sur la pathogénicité observée chez les volailles sont encore limitées, « on a pu constater qu’en cas d’infection confirmée la mortalité pouvait rester modérée, y compris chez les galliformes. »

L’évaluation complète du potentiel zoonotique du virus (c’est-à-dire, sa capacité à infecter l’animal comme l’homme) n’est pas encore disponible. « Toutefois, selon le laboratoire national de référence polonais, une première analyse à partir des séquences du virus H5N8 caractérisé en Pologne n’indiquait pas la présence des marqueurs majeurs associés au risque zoonotique », indique la plateforme ESA.

À ce stade, 23 foyers domestiques et deux cas au sein de l’avifaune sauvage ont été déclarés depuis le 31 décembre dans sept pays : Allemagne, Ukraine, République tchèque, Hongrie, Slovaquie, Pologne et Roumanie.

Voir aussi : Grippe aviaire : Le virus H5N8 menace les élevages (16/01/2020)

V. Guyot