« Après plusieurs années d’investissements colossaux pour respecter des mesures drastiques de biosécurité, conduisant à une augmentation du coût de production, ce nouvel épisode [de grippe aviaire] est un coup de massue, en particulier pour la filière des palmipèdes gras déjà fragilisée par les impacts de la [pandémie de] Covid-19 », alerte la Confédération française de l’aviculture (CFA), dans un communiqué publié ce mardi 5 janvier 2021.

Pour Jean-Michel Schaeffer, président de la branche avicole du syndicalisme majoritaire, « les dispositifs d’indemnisations du préjudice sanitaire et des pertes économiques dues à la non-production, mis en œuvre lors des précédentes crises, doivent faire école et être réactivés. L’État avait répondu présent, il ne doit pas en être autrement cette fois-ci. »

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« Éviter un dépeuplement massif »

Car un scénario analogue à la précédente crise de l’influenza aviaire hautement pathogène en France est redouté. « Nous devons à tout prix éviter le scénario traumatisant de l’hiver 2016-2017 où un dépeuplement massif avait dû être mis en œuvre dans le Sud-Ouest, poursuit Jean-Michel Schaeffer. Tout doit être mis en œuvre pour endiguer la diffusion du virus. »

Le président de la CFA estime ainsi qu’« il est urgent que l’État renforce ses moyens d’action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite ».

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Vincent Guyot