« Après la Corse et les Yvelines où la situation est en voie de régularisation, douze élevages sont aujourd’hui contaminés dont huit dans les Landes, deux en Vendée, un dans les Deux-Sèvres et un dans les Hautes-Pyrénées », indique le ministère de l’Agriculture, dans un communiqué publié le 29 décembre 2020.

Depuis la première apparition en France du virus H5N8 de l’influenza aviaire hautement pathogène en novembre dernier, 21 foyers de la maladie ont été recensés. « Des mesures de protection sanitaire sont prises à chaque fois pour prévenir toute diffusion du virus : abattage des animaux, désinfection des sites, interdiction des mouvements de volailles dans des zones de protection et de surveillance autour des foyers », souligne le ministère.

À lire aussi : 40 000 canards abattus pour lutter contre l’épidémie de grippe aviaire (28/12/2020)

Pas d’abattage préventif systématique

Pour prévenir la propagation du virus dans les élevages, un arrêté publié au Journal officiel le 29 décembre 2020 élargit à 109 communes la zone dans laquelle l’abattage préventif peut être ordonné.

Il permet ainsi aux préfets « d’ordonner des abattages préventifs ciblés autour des foyers confirmés ; pour les espèces sensibles sur un rayon de 1 km et pour tous les palmipèdes et autres espèces de volailles non confinées dans un rayon de 3 km ».

Le ministère souligne que cette stratégie de dépeuplement sera déployée « autour des nouveaux cas confirmés. L’arrêté publié n’ordonne donc pas la réalisation d’abattage préventif systématique dans les communes désignées mais permet d’agir dans le cas de foyer confirmé. » Et de préciser qu’« au vu de la dynamique de diffusion du virus et du nombre de suspicions en cours, l’Anses a été saisie par la Direction générale de l’alimentation afin de pouvoir adapter, si nécessaire, cette stratégie. »

Vincent Guyot