Lors d’une réunion le 29 novembre 2016 à Paris, le conseil spécialisé de la filière des viandes blanches de FranceAgriMer a constaté que la production et les exportations françaises de volailles de chair se replient en 2016. Pendant ce temps, ailleurs dans l’Union européenne, les chiffres tendent à progresser. Les abattages de poulets et de dindes s’envolent en Pologne, en Espagne et au Portugal. Les importations françaises progressent, et la consommation globale reste bien orientée.

Du côté du porc, les importations chinoises tendent à ralentir. « Les achats de la Chine ont toutefois explosé de 120 % sur les neuf premiers mois de l’année, avec une augmentation de 130 % des approvisionnements en provenance de l’Union européenne », précise FranceAgriMer. L’offre européenne reste soutenue, avec des abattages en hausse au sud, notamment en Espagne.

L’aliment fermier par forcement avantageux

À l’ordre du jour également, une étude visant à évaluer l’écart réel de coût entre les aliments complets industriels du bétail et ceux produits à la ferme. Commandée par FranceAgriMer, elle est le fruit des travaux du Centre d’étude et de recherche sur l’économie et l’organisation des productions animales (Cereopa), aidé du CER France.

« L’étude montre que l’aliment fabriqué à la ferme ne garantit pas toujours le meilleur coût alimentaire dans les élevages, assure FranceAgriMer. Elle révèle également une forte hétérogénéité selon les élevages et les régions. Les avantages économiques, environnementaux, sociétaux de la fabrication d’aliments à la ferme par rapport aux aliments complets industriels sont loin d’être évidents dans la plupart des exploitations enquêtées. »