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La balance commerciale française est à la peine

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Viandes blanches - La balance commerciale française est à la peine
© C. Faimali/GFA

Alors que le solde des échanges de viande de porcs et de volailles reste négatif en valeur, « les autorités sanitaires françaises se mobilisent pour obtenir la levée d’embargos sanitaires à l’international », indique FranceAgriMer, à l’issue du conseil spécialisé du 13 novembre 2018.

Le commerce n’est pas au beau fixe pour les viandes blanches françaises. À commencer par le porc. De septembre 2017 à août 2018, « la balance commerciale française des produits porcins reste négative en valeur, alors qu’elle est positive en volume, rapporte FranceAgriMer. Les prix français n’ont pas connu de hausse significative depuis le printemps et se maintiennent pour l’instant autour de 1,35 €/kg de carcasse ».

Si la consommation domestique est fragilisée par une baisse des achats des ménages en porc frais comme en charcuterie, des espoirs demeurent à l’exportation. « La découverte récente de foyers de fièvre porcine africaine en Chine pourrait à terme relancer une dynamique d’importations chinoises auprès de l’Union européenne notamment. »

Du mieux pour les ovoproduits

En viande de poulet, le déficit de la balance commerciale française s’accroît sur les huit premiers mois de l’année, « malgré le regain de dynamisme des exportations vers les pays de l’Union européenne ». Du côté des œufs coquille, la balance commerciale se redresse en valeur, bien qu’encore déficitaire. Seuls les ovoproduits (secs et liquides) obtiennent « une balance commerciale positive et en hausse ».

« Maintenir et ouvrir des débouchés »

Ces tendances s’inscrivent dans un contexte délicat sur le volet des échanges internationaux, marqué par des embargos sanitaires. En volailles, « la réouverture du marché, fermé pour cause d’influenza aviaire, est actée en Irak et au Japon, qui vient d’accepter la régionalisation ». Les autorités françaises poursuivent les négociations avec l’Égypte, l’Afrique du Sud, les États-Unis, l’Indonésie et la Chine. Si Taïwan a également levé l’embargo mis en place pour l’influenza aviaire depuis le 14 août dernier (sans régionalisation), un embargo lié à la maladie de Newcastle demeure.

Concernant la viande de porc, « le Japon a levé l’embargo « peste porcine classique », en place depuis plus de 10 ans pour certaines régions françaises et assoupli ses procédures », rappelle FranceAgriMer. Huit établissements français supplémentaires ont été agréés le 31 août 2018. Taïwan a également assoupli ses conditions d’agrément des abattoirs de porcs. S’agissant de l’ouverture des marchés australien et mexicain aux viandes fraîches et de charcuterie, des négociations restent en cours.

V. Gu.
Une « cellule export peste porcine africaine »

Alors que la peste porcine africaine (PPA) sévit dans dix États membres de l’Union européenne, une « cellule export PPA » associant les services de l’État, FranceAgriMer, les interprofessions et fédérations professionnelles a été mise en place pour « suivre l’évolution des foyers de fièvre porcine africaine, identifier les blocages et les actions à mener à l’international, élaborer des stratégies en fonction des scénarios », explique FranceAgriMer.

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