« La perturbation des flux et des débouchés en pleine période pascale a entraîné un surstock important de chevreaux », rappelle la Confédération paysanne, dans un communiqué publié le 24 septembre 2020. Malgré tout, un récent accord a été trouvé pour assurer la collecte et l’abattage des chevreaux jusqu’à la fin de la campagne de 2020-2021.

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Ce fort déséquilibre entre l’offre et la demande inquiète les acteurs de la filière caprine, d’autant que les exportations vers l’Italie et le Portugal sont « historiquement » basses. « En cumul sur le premier semestre de 2020, les exportations de viande caprine ont chuté de 30 % sur un an, à 1 200 tonnes-équivalent carcasse (tec), chiffre l’Institut de l’élevage (Idele). La baisse des envois de 520 tec correspond aux surstocks annoncés par la filière. »

Encourager la demande

Cette situation « illustre une nouvelle fois les limites du système actuel, lance la Confédération paysanne. Là où la France importe près de la moitié de sa consommation d’agneaux, le chevreau aurait toute sa place à gagner sur le marché français. »

Le syndicat demande donc l’arrêt des importations de chevreaux, plus de transparence sur les données import-export et souhaite « encourager la demande française afin de valoriser une filière du chevreau de qualité, dans une démarche de souveraineté alimentaire et de réduction d’empreinte carbone. » Avec à la clé, une meilleure valorisation pour les producteurs français.

A. Courty