« En réponse à la crise mondiale du marché du porc, Herta et Carrefour ont signé un accord pour l’année 2020 », assurent les deux parties, dans un communiqué commun publié le 9 janvier 2020. Cet engagement concerne « la revalorisation tarifaire de la marque Herta sur le périmètre de la charcuterie de porc (jambon cuit, knack, lardons…), ce qui représente près de 8 000 tonnes de produits à base de porc français vendus en une année dans les magasins du groupe Carrefour. »

389 éleveurs concernés

Pour Arnaud de Belloy, PDG d’Herta France, cet accord « nous aide à faire face à une hausse exceptionnelle de la viande ». De son côté, Laurent Vallée, secrétaire général du groupe Carrefour, estime que l’enseigne « s’engage en faveur de la filière porcine française sur la revalorisation tarifaire du prix du porc », et que cet accord « confirme le soutien fort et constant de Carrefour aux éleveurs français dans le cadre des États-généraux de l’alimentation (EGA) ».

Pour autant, les deux parties n’ont pas souhaité communiquer sur le niveau ou le montant de la revalorisation tarifaire des produits visés par l’accord, ni sur l’impact de ce dernier sur le prix du porc payé aux 389 éleveurs concernés. Les EGA ne prônaient-ils pas aussi la transparence au sein des filières ?

V. Gu.