« La demande en agneau français se maintient, dans un contexte d’offre d’animaux limitée dans les exploitations », explique la note conjoncturelle du ministère de l’agriculture, publiée le 27 novembre 2020. De fait, le cours de l’agneau se chiffre en moyenne à 6,98 €/kg de carcasse au mois d’octobre, une valeur en hausse de 13 % sur un an et de presque 10 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Abattages en net repli cet automne

En cumul sur les dix premiers mois de l’année, les abattages d’agneaux sont équivalents aux niveaux enregistrés en 2019, en nombre de têtes comme en volume. Mais l’écart se creuse ces derniers temps. En octobre, le repli des abattages est de 1,6 % en tonnes-équivalent carcasse (tec).

La baisse des abattages concernant les ovins de réforme est plus marquée encore en cette fin d’année. En volume, le repli frôle les 7 % en octobre.

Moindre recours aux importations

En parallèle, la consommation intérieure de viande ovine marque le pas. La crise sanitaire y a sa part. « Sur les neuf premiers mois de l’année, elle est en repli de 5,2 % alors que les abattages d’ovins sont quasi stables », le tout en tec, souligne la note conjoncturelle. Sur le seul mois d’octobre, la baisse de la consommation se limite à 1 % par rapport à la même période en 2019.

En conséquence, les importations de viande ovine reculent sensiblement cette année. En cumul entre janvier et septembre, elles sont en retrait de 11 % en tec. Les coupes ont principalement été opérées sur les marchés néo-zélandais, espagnol et britannique. Le repli de la production ovine depuis la rentrée a néanmoins conduit à une légère hausse des importations sur le mois de septembre (+0,5 %/2019).

Alexandra Courty