« Les agneaux de race laitière connaissent bel et bien une érosion de leurs marchés historiques, détaille Blézat Consulting dans le document diffusé par FranceAgriMer. Érosion de la consommation globale de viande ovine sur le marché français, régression des marchés espagnols et italiens, avec en outre une concurrence en recrudescence, notamment de la Grèce. » Les raisons ne manquent pas.

Tirer profit de la qualité

Sans oublier le contexte du prix du lait favorable ou encore la montée en puissance potentielle des attentes sociétales comme la taille des ateliers d’engraissement ou encore le bien-être animal, notamment à l’abattoir. Bref, face à ces défis, le cabinet estime que les stratégies à adopter peuvent s’appuyer sur des qualités des deux types de produits : l’agneau de lait et le lacaune engraissé.

Le premier, l’agneau de lait, « souvent identifié comme traditionnel, pourrait avoir une carte jouer, car il répond à des tendances actuelles (petite taille, événementiel…). Les pistes d’action s’axent sur la mise en avant d’un produit rare et festif via une stratégie de communication adaptée, la mise en place de partenariats GMS, l’innovation dans la découpe, la création d’IGP… »

Concernant les agneaux lacaunes engraissés, Blézat Consulting les considère comme un « produit [avec] de bonnes qualités, une homogénéité dans la production et une bonne compétitivité en termes de coûts, pouvant mettre en avant l’origine France. » Il reste que l’offre pourrait diminuer d’ici à cinq ans, mais avec des sorties plus importantes en février, à une période où elles déstabilisent les cours.

Trouver de nouveaux débouchés

Ce qui conduit à explorer de nouveaux débouchés explorés comme l’exportation. Ce qui « implique une stratégie volontariste et non une solution ponctuelle de dégagement, ou le développement de produits élaborés et du marché RHD, y compris en surgelé. Cette deuxième voie paraît plus réaliste d’après les travaux menés dans le cadre de cette étude. »

Concernant la recherche de ces relais de croissance et des investissements qu’ils impliquent, Blézat Consulting évoque deux pistes :

  • Des dispositifs d’appui à la structuration (fonds européens du Feader via les régions) ;
  • Des dispositifs d’appui à l’investissement (fonds Interbev R&D, programme d’investissement d’avenir et les dispositifs d’aide à l’innovation « classiques »).