D’après les données du ministère de l’Agriculture, rassemblées dans une note publiée le 31 août 2020, « les abattages de porcins [sont repartis] à la hausse en juin et juillet 2020, après une période de retrait de mars à mai liée à la crise sanitaire. » En juillet, les abattages ont reculé sensiblement en nombre de têtes (–1,9 % par rapport à 2019), mais ont progressé en tonnes-équivalent carcasse (+1 %). Concernant les porcs charcutiers, le poids moyen à l’abattage a atteint 93,1 kg (+1,9 %).

L’excédent commercial se redresse

Après un creux pendant le confinement, les exportations françaises de viande porcine sont reparties également à la hausse en juin (+12 % par rapport à 2019 en volume). Elles redeviennent supérieures de 6 % à la moyenne de la période de 2015 à 2019. « Les ventes aux pays tiers restent tirées par la Chine (+27 % par rapport à 2019) », précise le ministère.

Les importations augmentent aussi en juin (+6 % par rapport à 2019), mais elles restent inférieures de 3 % à la moyenne de 2015 à 2019. Au final, l’excédent commercial de la France s’établit à 4 000 tonnes-équivalent carcasse (tec) au mois de juin, soit 3 000 tec de plus que l’an passé.

1,5 €/kg de carcasse pour les porcs charcutiers en juillet

Sur le mois de juillet, le cours français du porc charcutier (classes E et S) est inférieur de 5 % à sa moyenne de 2015 à 2019. « La concurrence internationale axée sur l’Asie, le manque de dynamisme du marché européen et les perturbations des marchés liées au Covid-19 n’ont pas permis aux cours européens de se maintenir aux niveaux particulièrement élevés de la fin de 2019 », indique la note.

Alors que le cours du porc dégringolait de 12 centimes en mai et de 5 centimes en juin, le repli mensuel est de 2 centimes en juillet, pour une cotation de 1,5 €/kg de carcasse. Elle était de 1,75 €/kg de carcasse au début de l’année. « Tandis que sur le marché français, l’offre et la demande s’équilibrent, le marché européen est plus encombré, relève le ministère. La forte concurrence internationale engendre également des pressions sur les cours. » La hausse du prix de l’aliment vient s’ajouter à cette contrainte. Il progresse de 3 % entre janvier et juin 2020.

Alexandra Courty