En novembre 2020, « les abattages d’agneaux sont en repli de 4,8 % en têtes et de 4,2 % en poids par rapport à 2019 », chiffre Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note de conjoncture mensuelle. En cumul depuis janvier, les abattages restent globalement stables sur un an.

Chez les ovins de réforme, la tendance est similaire sur le mois de novembre. Les abattages baissent de 10,6 % en nombre de têtes et de 8,3 % en volume. En cumul sur les onze premiers mois de l’année, le repli annuel est marqué : –4,8 % en têtes et –2,3 % en volume.

Recule des importations espagnoles et britanniques

En parallèle, « les importations de viande ovine reculent de 7,1 % par rapport à 2019 » en volume, sur le mois d’octobre. Les viandes espagnoles (–14 %) et britanniques (–20 %) sont les plus touchées.

En cumul sur la période de janvier à octobre, les importations accusent un repli de presque 11 % sur un an. Les importations d’animaux vivants restent dynamiques. Au final, « la part des importations dans la consommation française de viande ovine recule : de 54,9 % en 2019, elle atteint 51,7 % en 2020 », indique Agreste.

Le cours de l’agneau reste élevé

Cette pression sur l’offre permet de maintenir un cours élevé pour l’agneau. « En novembre, les cours des agneaux continuent à se maintenir à des niveaux élevés pour la période. A 6,98 €/kg carcasse en moyenne, ils dépassent de 8,6 % le niveau de 2019 et de 9,3 % le cours moyen de la période 2015-2019 », précise Agreste.

A. Courty