La tendance se confirme : « En janvier 2020, les abattages totaux de bovins sont en repli de 1,8 %, en têtes et 1,5 % en poids », indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides parue le 28 février 2020. En janvier 2020, avec près de 61 000 têtes, les abattages de mâles de 8 à 24 mois sont inférieurs de 9,3 % à ceux de 2019, affichant ainsi le plus fort repli sur cette période.

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Hausse des cours des jeunes bovins et des veaux de boucherie

En janvier 2020, le cours moyen de la vache O, à 2,97 €/kg, est en retrait de 3,9 % sur un an et de 2,6 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le cours de la vache R, qui pâtit du recul des prix des vaches laitières, est en baisse également. « À 3,72 €/kg de carcasse, il est inférieur de 0,8 % au niveau de 2019 et de 1,2 % à la moyenne quinquennale », rapporte Agreste.

En revanche, l’offre limitée des jeunes bovins favorise les cours. À 3,89 €/kg carcasse en janvier 2020, le cours moyen des jeunes bovins dépasse de 1,4 % le niveau de 2019. Les veaux de boucherie bénéficient également de cours en hausse. « À 5,89 €/kg de carcasse, le cours moyen des veaux de boucherie dépasse de 2,9 % le cours de janvier 2019 », relève le service du ministère de l’Agriculture.

Plus de broutards exportés en 2019 qu’en 2018

Bien que le mois de décembre 2019 soit caractérisé par un net repli des exportations de broutards (–12 % sur un an par rapport à 2018), le bilan sur l’ensemble de l’année 2019 indique des ventes de broutards – toutes catégories confondues – est supérieures de 1 % par rapport au niveau de 2018.

Sur l’année 2019, « alors que la demande en broutards légers se rétracte de 27 000 têtes, celle en broutards mâles lourds augmente de plus de 39 000 animaux, conséquence de la hausse de la demande italienne et du développement de marchés vers l’Algérie », explique Agreste dans sa note de conjoncture.

Dégradation du solde du commerce extérieur de viande bovine

Sur l’année 2019, les exportations de viande bovine enregistrent une baisse de 5 % en volume et de 4,4 % en valeur, par rapport à 2018. Parallèlement, les importations sont en hausse de 1,5 % au regard de l’année précédente. « Les achats en provenance de l’Irlande progressent de 11,5 %, l’Irlande devenant le second fournisseur de la France, après les Pays-Bas et devant l’Allemagne. En valeur et sur l’ensemble de l’année, elles dépassent le niveau de 2018 », complète Agreste.

Lucie Pouchard