« La crise sanitaire [liée au Covid-19, NDLR] ne doit pas être un prétexte pour continuer à déconsidérer les éleveurs porcins », s’agace la Fédération nationale porcine (FNP), dans un communiqué publié le 14 avril 2020.

Le syndicat fustige un cours du porc français « déconnecté du prix payé aux éleveurs voisins européens », chiffrant un écart de 15 centimes avec l’Espagne et l’Allemagne, et de 30 centimes avec le Danemark. « Ces pays affichent des hausses moyennes de ventes vers les pays tiers de 30 % quand la France présente une baisse de 3 %. »

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« Baisse des abattages »

Dans le contexte de confinement pour lutter contre le Covid-19, la FNP présente le marché du porc comme « propice ». « Le report de la consommation de la restauration hors foyer vers la grande et moyenne distribution est favorable à la viande de porc, l’offre européenne se stabilise et la demande à l’exportation des pays tiers, notamment asiatiques, est forte. »

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Pour autant, l’organisation constate « une baisse de l’abattage en France, contribuant à une sous-optimisation de la filière française. Certains opérateurs en profiteraient-ils pour garder un prix a minima en leur faveur ? », s’interroge le syndicat, qui souligne que « dans ce contexte, les éleveurs constatent, eux, une augmentation de toutes leurs charges. »

V. Gu.