La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) publie le 26 janvier 2017 les résultats d’une enquête menée sur la composition des viandes hachées. Dans le prolongement d’investigations précédentes, elle a ciblé les filières d’approvisionnement de la grande distribution française depuis d’autres pays de l’Union européenne. « Les résultats sont globalement en amélioration, rassure la DGCCRF. Compte tenu du caractère transfrontalier de cette enquête, nos constats font l’objet d’investigations complémentaires dans plusieurs États membres. »

Dix-neuf établissements ont été contrôlés, et 13 échantillons ont été prélevés pour analyse en laboratoire. Ces dernières ont notamment porté sur l’absence de substances indésirables, la loyauté de l’information sur les espèces annoncées, en l’occurrence, la viande bovine, et la qualité des produits.

Des taux de collagène élevés

« Parmi les 13 non-conformités relevées, cinq ont principalement porté sur des taux de collagène sur protéines de viande légèrement trop élevés, indique la DGCCRF. La présence de tissus lymphoïdes a également été constatée, y compris dans des cas où les contrats ‒ fondés sur la démarche « 100 % muscle » ‒ prévoyaient leur retrait. »

Des traces d’ADN de buffle, inférieures à 1 %, ont été décelées dans les viandes hachées en provenance de l’Italie. Une anomalie que s’explique par la contamination croisée, c’est-à-dire une négligence dans le lavage de lignes de production.