Dans la plupart des pays, les prix des bovins ont baissé ou sont restés stables d’août à novembre. C’est ce que constate la Rabobank, dans sa publication datée du 15 décembre 2016 sur les marchés mondiaux de la viande au dernier trimestre. Elle s’est intéressée notamment aux évolutions des productions américaines.

3 % de plus aux États-Unis et au Brésil

Aux États-Unis et au Brésil, la production devrait augmenter encore de 3 %. Reste à savoir si le marché saura équilibrer cette croissance avec la demande, notamment des pays asiatiques. « Quatre facteurs clés influenceront la direction du marché du bœuf en 2017, estime Angus Gidley-Baird, analyste à la Rabobank. La croissance sud-américaine, l’espace sur le marché américain, la demande chinoise et la demande sud-est asiatique. »

Les élections américaines auront aussi un impact fort sur le marché. Le mouvement du dollar et du peso mexicain, selon leur sens simplifiera ou non les échanges. Le Mexique voit sa production progresser, et pourrait trouver de nouvelles opportunités sur le marché mondial. L’avenir du Partenariat transpacifique est peu probable, selon la Rabobank, vu les résultats des élections américaines. « Bien qu’il y ait des occasions manquées pour les pays producteurs de viande bovine concernés par ce traité, c’est une occasion pour la Chine de promouvoir son propre programme de commercial régional », ajoute la Rabobank.

Davantage d’abattages en Chine

Les conditions de sécheresse en Mongolie et la baisse des prix des produits laitiers ont entraîné une augmentation de l’abattage de bovins en Chine. Tout en tirant le cours vers le bas, les importations chinoises sont restées compétitives, grâce notamment à l’augmentation des volumes en provenance du Brésil. « Les niveaux actuels de production sont plus élevés, mais devraient être suivis d’une baisse en 2017, prévoit la Rabobank. Ce qui favoriserait la demande à l’importation. »