Dans son rapport trimestriel, la Rabobank constate un bouleversement des flux commerciaux. Entre les difficultés au Brésil, le nouvel accord commercial entre les États-Unis et la Chine, et les interdictions d’abattage en Inde, ce sont tous les principaux acteurs de l’exportation qui voient leur contexte commercial modulé. Si les envois américains restent toniques, l’Océanie souffre quant à elle d’un fort recul de l’offre. Dans ce contexte, la Rabobank estime que les disponibilités sur le marché mondial pourraient reculer.

Au Brésil, deux scandales en trois mois

« Le secteur de la viande du Brésil a été secoué par deux événements politiques au cours du premier semestre de 2017, rappelle la Rabobank. En mars, l’enquête menée par la police fédérale brésilienne sur les irrégularités dans les inspections de la viande a conduit la plupart des pays importateurs du Brésil à imposer des restrictions temporaires aux importations de viande brésilienne. Elles ont, depuis, été levées. »

Puis, en mai, le plus grand producteur de bœuf du Brésil s’est retrouvé au cœur d’un scandale politique. « Les exportations brésiliennes de bœuf ont diminué d’environ 10 % au cours des cinq premiers mois de 2017, ouvrant de l’espace sur le marché mondial. La baisse récente des prix du bétail peut entraîner une réduction future de la production. »

En Inde, l’abattage sur la sellette

Au début de juin, le gouvernement fédéral indien a publié une directive interdisant la vente de bovins, y compris celle des buffles, ce qui pourrait bannir la vente d’animaux pour l’abattage. Or, l’Inde est l’un des plus importants exportateurs de bovins.

« Toute interdiction d’abattage aurait un énorme impact mondial », assure la Rabobank. Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’est disponible sur le nombre d’États favorables à la directive du gouvernement fédéral, ni quand cette dernière pourrait être appliquée.