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Les réformes laitières échappent au recul des abattages

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Viande bovine - Les réformes laitières échappent au recul des abattages
« Le report de la demande en viande hachée au détriment des autres morceaux de viande bovine contribue à peser fortement sur les cours », indique Agreste dans sa note de conjoncture, le 29 mai 2020. © C. Faimali

Le report de la consommation des ménages français pendant le confinement se ressent sur les abattages de bovins en avril 2020. Portés par la hausse de la demande en viande hachée dans les grandes et moyennes surfaces (GMS), les abattages de vaches laitières augmentent de 4,4 % sur un an tandis que l’activité recule dans toutes les autres catégories.

« En avril, la hausse des abattages de vaches laitières (+4,4 % sur un an) permet de répondre à la demande en viande hachée des consommateurs, rapporte Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides parue le 29 mai 2020. En revanche, les abattages de vaches allaitantes reculent (-1,7 % sur un an), la demande étant moindre. »

Les abattages de bovins mâles de 8 à 24 mois se replient quant à eux de 15 % en nombre de têtes par rapport à avril 2019, « dans un contexte d’offre d’animaux limitée dans les exploitations et de cours en baisse », complète Agreste. La filière des veaux de boucherie, très impactée par la fermeture de la restauration hors foyer (RHD) à cause de l’épidémie de coronavirus, voit son activité d’abattage chuter de 11 % sur un an.

À lire aussi : Viande bovine, les abattages de vaches se replient en mars (07/05/20)

Le report de la demande pèse sur les cours

Si les abattages de vaches laitières sont en hausse, « le cours de la vache de type O habituellement utilisée pour la fabrication de viande hachée est en moyenne sur le mois inférieur de 9 % au niveau de 2019 », rapporte Agreste. Le cours du jeune bovin, établi à 3,68 €/kg carcasse en avril 2020, pâtit fortement du bouleversement des canaux de distribution. Il est 3 % en dessous de son niveau d’avril 2019.

Les cours du veau de boucherie font aussi grise mine et perdent 47 centimes/kg carcasse entre mars et avril 2020. « Ils rejoignent le niveau bas de 2019 et sont inférieurs de 9 % à la moyenne quinquennale », indique le service du ministère de l’Agriculture.

En broutards, « les cours des bovins maigres se sont maintenus en avril 2020 grâce à une demande dynamique de l’Italie et à une offre limitée dans les exploitations. » Néanmoins, « à 2,75 €/kg vif, le cours moyen du broutard charolais de 6 à 12 mois est inférieur de 4,2 % au niveau de 2019 », relève Agreste.

Lucie Pouchard
En mars 2020, les importations de viande bovine s’effondrent

En conséquence de la crise du Covid-19, « avec près de 20 000 tonnes équivalent carcasse (téc), les importations de viande bovine, plutôt destinées à la restauration collective et à la transformation, sont en repli de près d’un tiers sur un an », estime Agreste. Elles fléchissent de 30 % en valeur sur la même période.

« Quel que soit le fournisseur, les achats reculent : -38 % en provenance des Pays-Bas, -29 % d’Irlande et -49 % d’Allemagne », précise le service du ministère de l’Agriculture. En revanche, les exportations françaises de viande bovine progressent. En mars 2020, elles sont évaluées à 19 000 téc, en hausse de 8,8 % par rapport au niveau de 2019. Elles augmentent de 24 % vers l’Allemagne et de 31 % vers la Grèce.

En mars 2020, les importations de viande bovine s’effondrent

En conséquence de la crise du Covid-19, « avec près de 20 000 tonnes équivalent carcasse (téc), les importations de viande bovine, plutôt destinées à la restauration collective et à la transformation, sont en repli de près d’un tiers sur un an », estime Agreste. Elles fléchissent de 30 % en valeur sur la même période.

« Quel que soit le fournisseur, les achats reculent : -38 % en provenance des Pays-Bas, -29 % d’Irlande et -49 % d’Allemagne », précise le service du ministère de l’Agriculture. En revanche, les exportations françaises de viande bovine progressent. En mars 2020, elles sont évaluées à 19 000 téc, en hausse de 8,8 % par rapport au niveau de 2019. Elles augmentent de 24 % vers l’Allemagne et de 31 % vers la Grèce.

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