« En février 2020, les abattages totaux de bovins augmentent de 0,7 % en têtes et de 1,6 % en poids, par rapport à février 2019 », indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’infos rapides parue le 27 mars 2020. Si les abattages de vaches laitières et allaitantes affichent une hausse respective de 2,7 % et de 2,9 % sur un an, ceux des mâles de 8 à 24 mois sont inférieurs de 1,3 % aux niveaux de 2019.

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Hausse des cours limitée en broutards

« À 2,99 €/kg carcasse en moyenne, le cours moyen de la vache de type O progresse légèrement par rapport à janvier 2020 (+2 centimes). Il reste néanmoins en retrait de 4,9 % sur un an et de 3,2 % par rapport à la moyenne quinquennale », relève Agreste. Le cours de la vache R, qui s’établit à 3,72 €/kg carcasse, est en repli de 1,6 % par rapport à février 2019.

Quant à la catégorie des jeunes bovins, son cours entame sa baisse saisonnière et situe à 3,86 €/kg en février 2020. Le cours des veaux de boucherie reste à la hausse. À 5,83 €/kg carcasse, il dépasse de 1,7 % celui de février 2019. « Il reste néanmoins inférieur de 2,9 % au niveau de la moyenne quinquennale », précise Agreste.

Enfin, en bovins maigres, la hausse saisonnière des cours reste limitée. Le cours moyen du broutard charolais de 6 à 12 mois, fixé à 2,71 €/kg vif, est inférieur de 1,5 % au niveau de l’an dernier.

Les exportations en vif progressent

« En janvier 2020, avec plus de 104 000 têtes, les exportations de broutards dépassent de 2,1 % le niveau de 2019 », décrit Agreste dans sa note de conjoncture. Cette dynamique s’explique en partie par la hausse de la demande italienne (+7 500 têtes) et algérienne (+3 300 têtes). Dans le détail, les ventes de bovins mâles lourds bondissent de 19,5 % sur un an, tandis que celles de femelles de plus de 300 kg et de broutards légers chutent respectivement de 19,5 % et de 17 %.

Du côté de la viande, en janvier 2020, les importations sont en repli de 7,4 % sur un an. S’agissant des exportations, l’activité est également en baisse de 6,3 % sur la même période. En conséquence, le déficit du commerce extérieur de viande bovine s’améliore légèrement sur un an, passant de –8 800 tonnes-équivalent carcasse (tec) en 2019 à –7 900 tec en 2020.

Lucie Pouchard