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Les abattages de bovins restent en hausse

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Viande bovine - Les abattages de bovins restent en hausse
La décapitalisation du cheptel français de vaches allaitantes se poursuit. © L. Pouchard/GFA

En juillet 2020, les abattages de bovins dépassent de 2,2 % en têtes et de 3,5 % en tonnage, leur niveau de l’an passé. La fin du confinement à la mi-mai et la reprise de la restauration hors domicile contribuent à faire augmenter la demande, selon le ministère de l’Agriculture.

Après un léger rebond en mai, les abattages de bovins restent à la hausse en juillet 2020, à l’exception de ceux de mâles de 8 à 24 mois. Ces derniers affichent un repli de 4 % sur un an, d’après Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides diffusée le 31 août 2020.

Favorisés par la reprise progressive d’activité, les abattages de vaches laitières augmentent de 7,6 % en juin et de 1,4 % en juillet sur un an, en nombre de têtes. « La hausse de la demande se porte aussi sur les vaches allaitantes dont les abattages augmentent en juillet de 3,8 % sur un an », poursuit Agreste. S’agissant des veaux de boucherie, leurs abattages s’inscrivent également dans une tendance haussière et « dépassent en juillet le niveau de 2019 » pour le premier mois de l’année (+2,7 % sur un an).

> À lire aussi : Marché de la viande, les abattages de bovins repartent à la hausse (30/06/2020)

Les jeunes bovins et veaux de boucherie dans l’impasse

Si l’activité d’abattage est enregistrée en hausse du côté des vaches, leurs cours augmentent également. La progression est particulièrement marquée pour les vaches R (+3 % en juin et +5 % en juillet). Concernant les mâles âgés de 8 à 24 mois, la situation est beaucoup moins réjouissante. « À 3,67 €/kg carcasse, le cours moyen des jeunes bovins est inférieur de 1,6 % au cours de 2019 », relève Agreste. En veaux de boucherie, les cotations ne parviennent pas à se redresser depuis mai.

Quant aux bovins maigres, les cours se maintiennent en juillet 2020 « grâce à la demande dynamique de l’Italie et à une offre limitée dans les exploitations ».

Les exportations de broutards se redressent

Après avoir enregistré une forte baisse en avril (–12 %) et en mai (–20 % sur un an), les exportations de broutards repartent à la hausse en juin 2020. « Elles dépassent de 12,4 % le niveau de 2019 », rapporte le service du ministère de l’Agriculture.

Au mois de juin, « la demande italienne repart et se porte sur les bovins mâles de plus de 300 kg », précise Agreste. Vers l’Algérie, les ventes connaissent un rebond de 50 % pour atteindre 7 600 animaux exportés. En revanche, les envois vers l’Espagne restent en retrait sur cette période.

Globalement au premier semestre de 2020, les exportations totales de broutards reculent de 4,4 % par rapport à 2019. Seule l’Italie augmente ses achats sur la période (+1,1 %) tandis que les ventes vers l’Espagne et l’Algérie affichent un repli respectif de 28 % et de 16 %, en nombre de têtes.

Lucie Pouchard
Le déficit du solde commercial est réduit

En juin 2020, les importations françaises de viande bovine sont en retrait de 6,9 % sur un an, malgré la reprise progressive de la restauration hors domicile. La baisse concerne surtout la marchandise en provenance de l’Allemagne et des Pays-Bas. Quant aux exportations, elles repartent à la hausse.

Le solde du commerce extérieur français reste tout de même négatif, mais son déficit est réduit de moitié sur le premier semestre de 2020 : –28 735 tonnes-équivalent carcasse (tec) contre –62 478 tec en 2019.

La consommation de viande bovine progresse en juin

Au mois de juin 2020, « la hausse des abattages et des exportations de viande reflète une hausse de la demande française », explique Agreste. La consommation de viande bovine connaît une progression de 2,2 % sur un an. Ce chiffre reste à nuancer car, en cumul depuis janvier 2020, elle est en repli de 4,8 %.

Le déficit du solde commercial est réduit

En juin 2020, les importations françaises de viande bovine sont en retrait de 6,9 % sur un an, malgré la reprise progressive de la restauration hors domicile. La baisse concerne surtout la marchandise en provenance de l’Allemagne et des Pays-Bas. Quant aux exportations, elles repartent à la hausse.

Le solde du commerce extérieur français reste tout de même négatif, mais son déficit est réduit de moitié sur le premier semestre de 2020 : –28 735 tonnes-équivalent carcasse (tec) contre –62 478 tec en 2019.

La consommation de viande bovine progresse en juin

Au mois de juin 2020, « la hausse des abattages et des exportations de viande reflète une hausse de la demande française », explique Agreste. La consommation de viande bovine connaît une progression de 2,2 % sur un an. Ce chiffre reste à nuancer car, en cumul depuis janvier 2020, elle est en repli de 4,8 %.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Hausse inattendue dans les laitières

En femelles allaitantes, les cours sont reconduits. Du côté des réformes laitières, l’offre de la semaine se montre insuffisante pour satisfaire la demande, ce qui oblige les industriels à accorder quelques plus-values dans les bonnes vaches prim’holsteins, normandes et montbéliardes. Cette position inédite à cette saison reflète un marché en tension au niveau de l’offre, face à une demande soutenue en production laitière. En jeunes bovins, les besoins sur le marché intérieur comme à l’exportation restent soutenus.
Votre analyse du marché - Bovins maigres

L’offre en charolais tend à progresser

À l’approche de conditions climatiques moins favorables, les sorties de broutards tendent à progresser dans la Région Centre. L’animation commerciale reste néanmoins assez soutenue, portée par une forte demande des engraisseurs italiens.
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