Alors que les prairies sont touchées par les sécheresses consécutives, le Modef appelle le gouvernement à abaisser le taux de perte en fourrage à 20 % [au lieu de 30 % actuellement] « afin que les départements puissent bénéficier de la reconnaissance de l’état de calamité agricole pour les pertes de récoltes sur fourrage ».

Dans le même but, le syndicat souhaite l’instauration d’une « aide directe pour les éleveurs pour le surcoût des aliments (fourrage et aliment complémentaire), destinée à compenser la perte de fourrage sur les exploitations agricoles », rapporte-t-il dans son communiqué.

Des « prix planchers » à hauteur des coûts de production

Pour « sauver l’élevage », le Modef demande également la mise en place de « prix planchers garantis par l’État couvrant les coûts de production et rémunérant le travail paysan. » Le syndicat revient notamment sur la crise que traversent les éleveurs de broutards, dont les prix moyens plafonnent autour de 2,30 €/kg vif [pour les charolais U de 400/450 kg]. « En moyenne, pour couvrir l’ensemble des coûts de production (477 €/100 kg vifs), il faudrait vendre les bovins maigres 35 % plus cher ! » calcule le syndicat.

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Priorité à la viande bovine française

Les nouvelles restrictions sanitaires pour lutter contre le Covid-19 méritent une « intervention forte de l’État », selon le Modef. Alors que le couvre-feu impacte directement l’écoulement des pièces nobles bouchères, le syndicat demande au gouvernement « d’intervenir auprès des fournisseurs de la restauration collective afin qu’ils privilégient la viande bovine française » et de stopper les importations de viande bovine en provenance des pays tiers.

Le Modef sollicite dans le même temps l’instauration de mesures de stockage public. « La prise en charge des annuités 2020 pour les nouveaux installés » fait également partie des mesures réclamées par le syndicat en cette période de crise économique et sanitaire.

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Lucie Pouchard
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