« La charolaise s’est réveillée et a été remise à sa place, tout en haut », avance Hugues Pichard, le premier vice-président du Herd-book charolais (HBC). Le concours s’est déroulé en la présence de Clarisse Agbegnenou, quadruple championne du monde de judo et désignée comme ambassadrice de la race.

Charolais France, l’organisme de sélection de la charolaise, souhaitait mettre à l’honneur la viande française pour sa qualité et ses apports nutritionnels. « J’assimile le métier d’éleveur au métier de sportif de haut niveau, qui demandent tous deux passion et rigueur. Je remercie les éleveurs pour la viande qu’ils produisent, qui me permet de bénéficier d’une alimentation équilibrée », dit Clarisse Agbegnenou sur le ring.

« Le terroir n’est pas exportable »

Pour Sébastien Cluzel, président du HBC, « c’est bon d’entendre que des cuisiniers de haut niveau [le nouveau chef de Loiseau Rive Gauche à Paris, Omar Dhiab, était présent] et des sportifs reconnus prennent le parti de l’élevage français. » « Nous souhaitons communiquer sur le fait que le terroir n’est pas exportable et montrer aux consommateurs que manger charolais et manger français s’inscrit dans une démarche écoresponsable », ajoute Florence Marquis, directrice de Charolais France.

« Nous sommes fiers de l’image positive que nous renvoyons et pleinement satisfaits des résultats de ce jour. Maintenant, ce qui manque à la filière, c’est le retour de valeur aux éleveurs », nuance Sébastien Cluzel. Le président et le vice-président de l’association HBC s’accordent sur le fait que, bien que la base de la loi EGAlim apporte plus de lisibilité à la filière, certains blocages persistent dans le secteur de l’aval.

Les qualités bouchères comme fer de lance

« Dans la suite logique des États-généraux de l’alimentation, nous avons souhaité nous positionner dans une démarche collective pour donner du sens à notre race », exprime Didier Périchon, le président de l’association Charolais label rouge. « Le label rouge est le signe de qualité le plus reconnu par les consommateurs et associer la génétique à la qualité de la viande est un aspect fondamental », reprend-il. Les associations du HBC et Charolais label rouge entendent « se recréer à nouveau pour avancer ensemble » à présent.

« La charolaise est une race à fort potentiel en label rouge, complète Hugues Pichard, qui dénombre 10 000 bêtes labellisées sur le territoire. À court terme, nous visons un objectif de 50 000 animaux valorisés à travers ce signe de qualité. »

L’organisme de sélection mise sur une orientation de la race dite « moderne ». « La race charolaise n’est pas à contre-courant. À nous de reprendre les fondations du passé pour se diriger vers une ligne plus contemporaine, mettant en avant des bêtes aux qualités bouchères optimales, maintenant que le gabarit maximal est atteint », souligne le vice-président du HBC.

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

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