La première étape a été franchie le 3 mars 2017, par la levée de l’embargo chinois sur la viande bovine française. Le questionnaire sanitaire a dans la foulée été remis à l’administration chinoise. « À partir de ce moment-là, il faut normalement compter entre 2,5 et 3 ans avant les premiers envois de marchandise », a exposé Carole Ly, cheffe de mission à FranceAgriMer, le 31 mai lors de la conférence sur les marchés mondiaux de la viande organisée par l’Idele. La visite d’Emmanuel Macron en Chine, en janvier dernier, pourrait bien avoir changé la donne.

Accélération supersonique

« Le président français a obtenu l’accord de Pékin pour que la viande bovine puisse être exportée à partir du 14 juillet, dans la mesure du possible », continue Carole Ly, en évoquant une accélération supersonique de la procédure, en lien avec le besoin de la Chine d’ouvrir son marché. Sept entreprises françaises se sont portées candidates.

« À l’heure actuelle, 15 pays peuvent exporter de la viande bovine en Chine continentale, explique Jean-Marc Chaumet, du service de l’économie de l’Institut de l’élevage. Cinq pays réalisent 98 % des échanges. C’est un marché bien cadenassé où la France va devoir trouver sa place. »

Seuls l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis peuvent exporter de la viande réfrigérée. « L’accord franco-chinois devrait porter sur la viande fraîche, congelée et le steak haché 100 % muscle, issus de bovins de moins de 30 mois, détaille Carole Ly. Nous souhaiterions aussi y inclure l’ensemble des abats et des coproduits. »

Valérie Scarlakens