Limiter la contractualisation obligatoire en viande bovine à 70 % des ventes, telle est la volonté de la Coordination Rurale (CR). Le syndicat plaide pour davantage de souplesse face à une loi Egalim 2 qui prévoit une contractualisation à 100 %. Les 30 % restants seraient soumis au souhait de chaque éleveur.

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Plus d’adaptabilité pour les éleveurs

Selon la CR, cette mesure permettrait aux éleveurs de « mieux adapter leur production sur certains segments de marché (vente d’animaux maigres ou d’animaux de boucherie ou encore reproducteurs par exemple) si la totalité de leurs ventes n’est pas engagée. »

De même, les éleveurs pourraient « orienter vers les marchés aux bestiaux des animaux ne correspondant pas aux attentes de leurs acheteurs habituels, sans avoir à dénoncer leur contrat, ce qui permettra le maintien indispensable d’une souplesse de marché », estime le syndicat.

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Une loi « franco-française »

La CR s’interroge aussi sur deux conséquences de la contractualisation obligatoire prévue par la loi Egalim 2. Si cette loi produit son effet, elle craint que la hausse des prix de la viande bovine rende les viandes d’importation plus attractives. « Comment va-t-on s’en protéger ? » interpelle alors le syndicat agricole.

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Par ailleurs, la CR se questionne sur la manière dont les agriculteurs vont pouvoir exporter leur viande à l’international avec des cours plus élevés. « Le problème de cette loi, c’est qu’elle est un peu franco-française. Si elle était européenne, les industriels s’engageraient peut-être plus » explique Stéphane Charbonneau, responsable de la section viande de la CR.

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Renaud d’Hardivilliers
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande

Les abattoirs ont réduit leur activité notamment sur les races à viande. L’ambiance est calme sur les marchés. Seule la modestie de l’offre permet de maintenir les prix.
Votre analyse du marché - Bovins maigres

L’offre est modeste sur les marchés

Sur les marchés, les apports restent mesurés, les éleveurs étant toujours accaparés par les travaux de saison. Du côté de la demande, les engraisseurs italiens conservent des besoins de rotation malgré des coûts de production élevés. L’Espagne exprime également des besoins, même s’ils sont moins élevés que l’an passé. Ce dernier débouché entre en concurrence avec le marché intérieur, qui a réactivé sa production à l’engraissement souvent soutenue par une filière d’abattage pour assurer l’approvisionnement des outils industriels.