Cette ouverture est le résultat de plusieurs années de négociations et d’inspections de sites britanniques par la Chine, a précisé Downing Street dans un communiqué, estimant que la fin de l’interdiction allait rapporter aux éleveurs britanniques 250 millions de livres (284 millions d’euros) au cours des cinq prochaines années.

Deux jours après la France

Cette annonce intervient deux jours après un accord obtenu par Paris sur la levée par la Chine de l’embargo de 2001 sur le bœuf français. Londres explique qu’il s’agit d’une « décision historique » intervenant après plus de 20 ans d’interdiction depuis la crise de la vache folle, qui était apparue au Royaume-Uni en 1996.

La Chine est le huitième client à l’exportation de la Grande-Bretagne, avec 635 millions d’euros l’an dernier. « C’est une nouvelle fantastique pour notre industrie alimentaire et notre agriculture […] et cela montre que nous pouvons être véritablement un Royaume-Uni tourné vers l’extérieur et en dehors de l’Union européenne », s’est félicité le ministre de l’Environnement Michael Gove.

Le gouvernement conservateur, qui peine à enregistrer des progrès dans les négociations sur le Brexit, défend une vision d’un Royaume-Uni champion du libre-échange une fois sortie de l’Union européenne. La décision de la Chine fait suite notamment à une visite dans le pays de la Première ministre britannique Theresa May au début de l’année.

AFP