Le dossier, rouvert par la Commission européenne en juin dernier, devrait connaître son épilogue demain jeudi 28 novembre 2019. Après le feu vert de la commission de l’agriculture du Parlement européen le 5 novembre, les eurodéputés vont devoir se prononcer sur la révision du « Panel hormones ». Elle consiste à porter la part américaine de ce contingent d’importations de viande bovine à 35 000 t en 7 ans (contre 17 000 t actuellement, NDLR) sur un contingent total de 45 000 t.

« Pratiques interdites en Europe »

Selon Interbev, l’interprofession bovine, « les textes fixant les règles de ces importations de « viandes de haute qualité » dans le cadre du Panel hormones ne prévoient aucune interdiction ou restriction concernant, par exemple, l’utilisation des farines animales ou des litières de volaille dans l’alimentation des bovins. Des pratiques qui sont aujourd’hui extrêmement répandues aux États-Unis et interdites en Europe. »

Dans un communiqué publié ce mardi 26 novembre, l’eurodéputé français Éric Andrieu précise qu’il n’existe « aucune réciprocité entre les normes européennes et étasuniennes ». Il estime par ailleurs que l’augmentation de la part américaine du Panel hormones s’inscrit dans « un marché européen de la viande bovine totalement saturé. Tous les éleveurs n’y survivraient pas. »

V. Guyot